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Monumentum

Mithraeum of Hawarte

The Mithraeum of Hauarte preserves colourful frescoes.
 
 
Mithraeum.eu
28 Dec 2020
 
  • The entrance to the Mithraeum was concealed under the floor of the church.
    Polish Centre of Mediterranean Archeology 

  • General situation of the Mithraeum within the Pothios church.
    G. Majcherek 

  • View of the niche of the Mithraeum of Hawarte 

  • View of the niche of the Mithraeum of Hawarte 

  • Mithras triumphant over the Sun. 

  • Wall painting in the vestibule of the mithraeum depicting a “demon hunter” who guarded the entrance to the most sacred part of the sanctuary.
    Polish Centre of Mediterranean Archeology 

 
The excavations in Hawarte began in the 1970s when the ruins of a 5th-century church were explored by a Frenchman, Pierre Canivet. Twenty years later the floor in the middle of the nave collapsed, revealing a mysterious cave which had walls covered with Mithraic paintings. It turned out to be the main room of a mithraeum. Unfortunately, the first to reach it were robbers. While trying to smuggle a fragment of plaster with traces of painting out of the country, they were detained by Syrian customs officers which led to the discovery of the underground temple of the god Mithra.

Soon afterwards, in 1998, the Syrian Directorate-General of Antiquities and Museums asked Prof. Michał Gawlikowski, at the time the director of excavations in Palmyra, to unearth the cave and protect the paintings found inside. This was done by Polish conservators collaborating with the Polish Centre of Mediterranean Archaeology of the University of Warsaw.

Salvage excavations under the ruins of a church in a small village of Hawarte begun as an ad hoc intervention developed into a longstanding archaeological and conservation project which led to the uncovering of the underground sanctuary of god Mithra.

The wall paintings depicting scenes from the life of Mithra which covered the walls of the cave are considered to be very important for the research on the Mithraic cult.

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Le caveau mithriaque comportait au moins trois pièces, peintes toutes les trois. Leur dégagement est malaisé, car il faut compter avec les ruines de l'église, ainsi qu'avec une maison moderne qui empiète sur les ruines.

La salle principale du mithraeum est un quadrilatère légèrement irrégulier mesurant 4.80 m d'est en ouest sur 6.50-7.20 m du sud au nord ; les parois est et nord sont taillées à même la roche, alors que les deux autres étaient entièrement ou largement appareillées et séparaient la salle des pièces subsidiaires dont la fouille n'est pas encore terminée. Au milieu de la paroi nord, une niche appareillée est encastrée dans la roche. L'entrée se trouve du côté ouest, c'est-à-dire latéralement, par un vestibule.

Au moment de la désaffectation, les plafonds de ces deux pièces ont été cassés et partiellement enlevés, pour permettre la pose des fondations sur le sol de la grotte, destinées à soutenir deux des murs de la première église, celle de la fin du IVe siècle, puis l'ensemble a été encombré de terre et débris. C'est ainsi que les peintures murales du mithraeum ont largement survécu, protégées par les fondations de l'église et le remblai sous les mosaïques. Le matériel archéologique confirme une date à la fin du IVe siècle pour l'abandon du mithraeum, contemporain de toute évidence de la construction de la première église. Cette époque correspond aux activités de l'archevêque d'Apamée, Marcel, qui s'est rendu célèbre par les destructions des sanctuaires païens d'Apamène. La fin du mithraeum de Haouarte pourrait bien se situer sous son épiscopat, mais nous ne disposons pas pour l'instant d'une datation aussi précise.

Par rapport aux caractéristiques constantes des mithraea jusqu'ici connus, celui de Haouarte se signale de prime abord par quelques particularités inédites. Pour commencer, l'entrée ne se fait pas en face de la niche, mais latéralement, par le milieu du mur à gauche. Les banquettes sont par conséquent asymétriques, occupant le côté droit et le fond de la pièce. Ensuite, au milieu de celle-ci, un cercle en creux dans le sol rocheux (peut-être antérieur à l'occupation mithriaque de la grotte) semble faire résonner un vide par-dessous, vide sur lequel donnent deux conduits verticaux ayant servi d'orifices de libation. En revanche, on ne comptera pas comme une particularité de Haouarte l'absence de relief au taureau dans la niche, dans la mesure où ce monument a certainement existé avant la destruction de la grotte.

La niche centrale, en effet, reste vide et simplement blanchie, alors que les parois de part et d'autre étaient entièrement recouvertes de peintures. La niche comportait un cadre en bois monté en saillie, ajouté en même temps qu'un podium maçonné. Ce podium contenait dans son remblai plusieurs monnaies qui permettent de le dater vers 360. Du même coup sont datées les deux dernières couches de peinture sur les parois, qui passent, sans solution de continuité, sur la surface du podium. Sur les murs à droite et à gauche, on distingue encore par endroits au moins trois couches plus anciennes, mais leur état ne permet, semble-t-il, aucune précision quant aux sujets représentés.

L'abandon, sinon la fondation, du mithraeum est bien daté par les trouvailles numismatiques. Autant une monnaie de Dioclétien sur le sol indique approximativement le début probable de l'installation mithriaque, autant les témoins de la destruction dans le remblai sont nombreux et convergents : plusieurs monnaies de Théodose et une seule d'Arcadius nous orientent vers les années 380-390. C'est donc au cours du IVe siècle que se place apparemment toute l'histoire du mithraeum de Haouarte. Il a été condamné dans les dernières années du paganisme, à peu près en même temps que celui de Sidon 8.

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