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Le culte de Mithra sur la côte septentrionale de la Mer Noire

G. Kochelenko W. Blawatsky

W. Blawatsky et G. Kochelenko, Le culte de Mithra sur la côte septentrionale de la Mer Noire. Leyde, E. J. Brill, 1966. 1 16 X 24 cm, 36 pp., 1 carte, 16 pli., 1 frontispice (Études PRÉLIMINAIRES AUX RELIGIONS ORIENTALES DANS L'EMPIRE VIII).
 
W. Blawatsky et G. Kochelenko, Le culte de Mithra sur la côte septentrionale de la Mer Noire. Leyde, E. J. Brill, 1966. 1 16 X 24 cm, 36 pp., 1 carte, 16 pli., 1 frontispice (Études

PRÉLIMINAIRES AUX RELIGIONS ORIENTALES DANS L'EMPIRE VIII). Prix : 16 florins.

Les Études préliminaires aux religions orientales dans l'empire romain procèdent par touches successives, corrigeant sur des points de détail les grands recueils de sources (Cumont, Merlat, Vermaseren), faisant connaître de documents nouvellement découverts, construisant une partielle synthèse, région par région, tout autour du bassin méditerranéen.

Malgré son volume réduit et le nombre restreint des représentations envisagées, le fascicule de MM. W. Blawatsky et G. Kochelenko est particulièrement intéressant à ces différents points de vue. Fondé sur une analyse détaillée de la situation religieuse préexistant sur le Bosphore à l'infiltration du culte de Mithra, il en dégage les principaux caractères, significatifs dès le début. Opposé à un θεός ύψιστος, cavalier, invictus comme lui et dont le culte avait de profondes racines locales (cf. les étonnantes figures d'un rhyton d'argent du kourgane de Karagodéouachkh et des diadèmes d'or de Panticapée), le dieu iranien ne pénétra que sous la forme d'un Mithra-Attis dont on retiendra surtout le caractère syncrétique de divinité des forces fécondantes de la nature ; Trapézonte et son sanctuaire de Boz-tépé, fut sans doute l'étape intermédiaire dans ce courant d'échange et cela dès le règne de Mithridate Eupator. Ce culte devait cependant être exclusivement limité à Panticapée, d'où proviennent les cinq seules statuettes de terre cuite jusqu'ici connues figurant le sacrifice du taureau par le dieu — qui porte le costume habituel d'Attis, entrouvert depuis la poitrine et laissant à découvert la partie inférieure du corps. La découverte dans un atelier de coroplaste de la ville d'une de ces statuettes invite à rejeter l'hypothèse de Fr. Cumont qui les croyait exécutées en Asie mineure et attribuait à cette région la formation de l'image syncrétique d'un Mithra-Attis qui est donc bien, au contraire, le produit d'une création bosporienne.

A Charax, le sanctuaire de Mithra mis au jour peu avant la première guerre mondiale, est uniquement lié à la présence d'une garnison romaine originaire de Mésie, ce qui contribua à lui donner un caractère thrace très marqué tant du point de vue stylistique des figurations du dieu que par la présence aussi de plusieurs reliefs au Dieu-Cavalier ; aucune diffusion en tout cas du mithraïsme dans la population locale. Il en va bien de même à Olbia, et pour la même raison de l'installation momentanée d'une garnison détachée de Mésie inférieure jusque vers le milieu du IIIe siècle, les cultes traditionnels de la cité, ceux d'Apollon et d'Achille Pontarque, s'y maintinrent tout au long parmi les fidèles.

Ces différentes considérations suffisent à rendre compte de l'extrême rareté des représentations mithriaques sur la côte septentrionale de la Mer Noire, regroupées en fin de volume aux pli. VIII-XI, XIII et XV-XVI.

Jean Ch. Balty.

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