Mithréum de Septeuil
TNMM 287
The remains correspond to a sanctuary built at the end of the 1st century AD or the beginning of the 2nd century. The building was first used as a spring sanctuary and then, from the 4th century onwards, as a mithraeum (a sanctuary dedicated to the oriental deity Mithras). It was finally abandoned in the last quarter of the 4th century.
In the second half of the 4th century, the building, which was being demolished, was redesigned. A partition physically separates the two rooms at the location of the gutter. The northern room was equipped with a fireplace along the western wall and was transformed into a kitchen. The basin, however, is still wet. The columns on the eastern side and in the northern corner were dismantled. The room is thus largely open to the outside world.
In contrast, the southern room is closed and furnished with two wooden side benches and a fireplace. The floor is covered with an oak floor.
Several fragments of sculptures and bas-reliefs were discovered during the excavation (representations of Taurochthonous Mithra, Aion, Petrogenic Mithra, Dadophore, Luna). They all refer to the cult of Mithra, a solar deity of Persian origin, which became quite common at the end of the Empire but which was initially adopted by the soldiers of the Roman army. This ’mystery’ cult, of the initiatory type, remains poorly known because few writings detail its rites. Only men could join the community and the ceremonies included banquets and animal sacrifices (mostly poultry).
La Féerie a été découvert en 1983 lors des travaux de dérivation d’un bras de la Vaucouleurs, en bordure de la déviation de la R.N. 183. Une première fouille de sauvetage urgent mit au jour l’angle sud-est du sanctuaire et deux sculptures : l’une en ronde bosse figurant une nymphe couchée et un haut-relief représentant Mithra-tauroctone. Les conditions de fouille, difficilement maîtrisables, et le peu de crédits engagés dans cette intervention aboutirent à la destruction d’un tiers du site. La découverte de la statuaire amena à reconsidérer les moyens mis en œuvre pour la fouille. A l’automne 1984, J.G. Sainrat et son équipe entreprirent de nettoyer le site et une fouille de sauvetage programmée fut mise sur pied par le service archéologique départemental des Yvelines. Cette fouille, réalisée dans de meilleures conditions techniques et financières se déroula d’avril à septembre 1985.
[…] L’espace du nymphée divisé originellement en deux parties architecturalement différentes : au sud, un espace plein, semi-enterré, abritant la statue de la nymphe dans une niche axiale, et au nord un espace ouvert par une colonnade et trois entrées : 2 latérales, 1 axiale, organisé autour d’un bassin octogonal, est maintenu et affirmé dans sa fonction mithraeum.
La partie sud qui forme spelaeum est fermée par une cloison en chêne, en arrière du caniveau transversal est-ouest, et réorientée : de nord-sud, elle prend la direction est-ouest. Tous les aménagements sont réalisés en chêne, plancher de la nef centrale, placages et planchers des banquettes sur un coffrage obtenu par l’alignement de matériaux de réemploi (tambours, fûts, chapiteaux de colonnes) plus ou moins ancrés dans les niveaux antérieurs. Un petit foyer en pierres termine la banquette sud (n° 2), tandis qu’au nord est aménagé un espace dallé avec des tegulae et des carreaux de pavement en réemploi (n° 3). Des tambours de colonnes, dont certains sont retaillés, sont dressés contre le mur ouest, afin de servir de socle au relief principal du culte : Mithra-tauroctone (n° 1). L’accès devait se faire par le nord-est ou l’est, mais ces éléments ont été perdus lors de la première campagne de fouille, aussi est-il difficile de privilégier une hypothèse.
La partie nord, dont la colonnade est détruite jusqu’au soubassement à l’est, mais encore en élévation au nord et à l’ouest, est dotée d’un gros foyer de cuisine (n° 4), constitué d’un soubassement de pierres et de tuiles, recouvert de chapes d’argile successives. Les vidanges de ce foyer encombreront progressivement l’entrée principale et les abords du bassin. Le système de drainage des eaux, devenu déficient par un manque d’entretien régulier, est grossièrement réparé. Une rigole, creusée dans le mortier du sol, amène le surplus d’eau de la canalisation transversale au bassin ; de même une autre rigole, coiffée d’un imbrex, canalise une petite résurgence à l’aplomb du gros foyer.
Enfin une structure de bois montée sur solin de pierres, couverte d’une toiture, est accolée au bâtiment, à l’ouest, en arrière du foyer de cuisine autour de l’entrée latérale. En raison d’une remontée des eaux dans ce secteur, son sol est empierré.
Statuaire
Le buste de Mithra, juché sur le corps d’un taureau sanglé auquel il manque les pattes et la tête, est bien reconnaissable sur un bloc de calcaire taillé en haut-relief. A cette figuration, célébrant la victoire de Mithra sur les forces du mal, sont souvent associés le chien, le serpent et le scorpion, que l’on ne distingue pas ici en raison de nombreuses épaufrures. Et si le traitement de cette sculpture marque quelque originalité (taureau sanglé, genou gauche du dieu absent), la naissance de Mithra représentée unilatéralement à Septeuil comme à Bordeaux est traitée de façon très classique.
D’un côté le dieu, torse nu, émerge à mi-corps de la terre sur une stèle. Un serpent à crêtes, issu d’un ombilic creusé sur le côté droit de la stèle, s’enroule sur le personnage, dont la tête est martelée.
De l’autre, le personnage, trouvé acéphale, est sculpté en ronde-brosse, au dessus d’un bloc évidé et percé de deux trous, près de l’un desquels se distingue nettement la tête du serpent.
References

Comments
Today almost nothing is preserved: a slight depression in the ground, a few displaced stones, and a modern marker indicating the approximate position of the shrine. This near-complete disappearance gives the place a strangely elusive character, as if the sanctuary had slowly been absorbed by the contemporary landscape.
The photographs show what can still be seen on site. Despite the minimal remains, the location retains a quiet atmosphere, suspended between the flow of present-day traffic and the memory of a mystery cult once practiced here.