Inscription of Secundinus of Lyon
TNMM 748 ↔ CIMRM 906 & 907
White marble stone (H. 0.36 Br. 0.14 D. 0.08). Still in the 16th cent. in Lyon
walled "in una casa vicina alIa porta e nella strada detta delle Forgie (Rue des Frages)" (Symeoni); then walled "in the flight of stairs in the house of Madame Pichon on the Place Saint-Jean, the former hotel of Chevrieres" (Spon); in the 18th cent. transported to Paris, where it was acquired by Caylus; afterwards in the Cabinet des Medailles; finally from 1929 in the Louvre.
On the stone a coiling serpent in relief. Beside its head, in a frame, an inscription:
CIMRM 907
Deo invicto / Mithr(ae) / Secundinus dat.
The genuineness of this monument has often been doubted. The reason of this, as Cumont clearly showed, is Symeoni, who first of all copied the inscription wrongly (in stead of Mithr he wrote Mithir) and moreover added at the top of the stone a woman’s head to his drawing of the monument. On the other hand this mistake of Symeoni’s reveals the falsifications (e.g. in Italica in Spain), because these also reproduce the inscription as Mithir !
It is quite possible that the woman’s head might be a wrong interpretation of a Mithras-head, which separately might have belonged to the monument and might have got lost later on. Should this assumption of Maionica be true, then we might have found a representation of Mithras’ rock-birth.
Au XVIe siècle, ce bas-relief était visible à Lyon, rue des Farges, pris dans le mur d’une maison voisine d’une porte du quartier canonial de Saint-Just, comme en témoigne Simeoni : « En descendant la montagne, il me plut de prendre l’exemple de cet autre marbre lui aussi antique, que j’avais déjà plusieurs fois vu emmuré dans une maison voisine de la porte, dans la même rue dite des Forges » (Illustratione de gli epitaffi antichi et medaglie antiche, p. 139).
Une autre découverte contemporaine, celle d’une lame de cuivre dorée dédicacée à Mithra qui fut trouvée dans un sépulcre antique dans le même quartier et offerte à Claude de Bellièvre, confirme l’existence d’un mithraeum à Lyon.
La gravure du livre de Simeoni montre une petite table de pierre blanche surmontée d’une tête juvénile, les cheveux noués en un chignon : on peut supposer, aujourd’hui, qu’il s’agissait d’un montage fait à l’époque, les deux éléments n’ayant pas de lien entre eux. Paradoxalement, Simeoni fait de ce monument dédié à Mithra (l’inscription dit « à Mithra, le dieu invincible, offert par Secundinus ») un témoignage du culte à Esculape : son raisonnement, particulièrement sophistiqué, mais parfaitement dans l’air du temps, est d’autant plus radical, nous semble-t-il, que Simeoni souhaite ici avoir raison contre l’évidence même. Son interprétation fut très certainement blâmée par ses collègues antiquaires lyonnais, et c’est la raison pour laquelle il la défend dans son Apologia generale […] contro à tutti i Calunniatori et Impugnatori dell’Opere sue passate, presenti, et à venire (p. Bv-B4v).
Le relief est aujourd’hui au musée du Louvre, no inventaire MND 1764.
References
- Giroire, Cécile ; Szewczyk, Martin (dir.), Rome : la cité et l’empire, cat. exp. (Lens, Musée du Louvre-Lens, 06/04/2022-25/07/2022), Lens ; Gand, Musée du Louvre-Lens ; Snoeck, 2022, p. 162, cat. 104
- Lavagne, Henri, Nouvel Espérandieu : recueil général des sculptures sur pierre de la Gaule, II, Lyon, 2006, p. 36, 37, pl. 50, n° 69
- Ducroux, Serge, Catalogue analytique des inscriptions latines sur pierre conservées au Musée du Louvre, Paris, 1975, p. 240, n° 914
- Hirschfeld, Otto ; Zangemeister, C. (dir.), Corpus inscriptionum Latinarum XIII. Inscriptiones Trium Galliarum et Germaniarum Latinae : Instrumentum domesticum. Partis tertiae Fasciculus II, insunt Signacula medicorum oculariorum, XIII, Inscriptiones trium Galliarum et Germaniarum Latinae : Instrumentum domesticum. Partis tertiae Fasciculus II, insunt Signacula medicorum oculariorum, Berlin, Walter de Gruyter, 1899-1907, n° 1772
- Turcan, Robert, « Le serpent mithriaque à Lyon », Revue archéologique du centre et du centre-est, Mélanges d’archéologie et d’histoire ancienne lyonnaises à la mémoire de A. Bruhl, II, XXV, p. 155-166
Main inscription
References
Symeoni Ill.ep. 139; Spon Rech. Lyon 29; Montfaucon Ant. Expl. (SuppI.) I 82; Seel 312 PI. XIVb; N. Muller Mithras fig. 15; Menestrier Hist. Lyon 19; de Colonia Ant. Lyon (first ed.) 95; Martin Rel. Gaulois I 418 and PI. XVII; Maionica in AEMO II 187842 No. 31; Caylus Rec. Ant. III 345 and PI. XCIV 2; de Boissieu Inscr. Ant. Lyon 39; No. XXV; Allmer-Dissard Mus. Lyon II 305; MMM II 398f No. 276 and fig. 319; Esp. Rec. Gaule III 12f No. 1745. CIL XIII 1172; MMM II No. 492.
- Vermaseren, Maarten Jozef (1956) Corpus Inscriptionum et Monumentorum Religionis Mithriacae
- Louvre (2023) relief ; base de statuette – Louvre Collections.
- L’édition italienne dans l’espace francophone à la première modernité (2024) Mithra.

