This site uses cookies to offer you a better browsing experience.
Find out more on how we use cookies in our privacy policy.

 
Monumentum

Mithraeum of Lambaesis

The Mithraeum of Tazoult / Lambèse is one of the best preserved Mithras’s temples in Africa.
1 / 3
 
The New Mithraeum
5 Jul 2009
Updated on May 2026

TNMM 101 ↔ CIMRM 138A

Leglay in CRAI 1954, 269ff cf. L. Leschi in Actes du 2e Congrès International d’Épigraphie grecque et latine, Paris 1952 (1953), 125 now gives a more detailed description of the Mithraeum (see fig. 247), which is situated at the end of the “avenue sacrée” east of the Asclepieium and its baths with which the Mithras sanctuary is connected at the south side.

The sanctuary (L. 16.40 Br. 8.40) running East-West has its entrance at the West side and is accessible by descending two wide steps. The Mithraeum, about one metre deep, has the usual division into a corridor (Br. 4.40) and the two podia (H. 0.80 Br. 2.00). Each bench originally supported four columns (diam. 0.30) but only five bases (Br. 0.50) have been preserved, three on the l. side and two on the r. side. The walls of the Mithraeum itself were constructed in building-blocks and were painted; only traces of blue and dark red colours are visible. The sanctuary has an apse (H. 1.00 Br. 2.00 D. 1.80) with a small niche (H. 0.90 Br. 0.30); it is accessible by means of four steps.

On the right of the main entrance and before the sanctuary is a room (Br. 4.55-3.65) with a small door (Br. 0.95) probably of a later period but belonging to the Mithraeum. In this room are two conduit-pipes and in the S-W corner of the sanctuary was a stone (H. 0.52) partly square partly cylindrical and pierced at both sides.

In the same corner a stone (H. 0.83 Br. 0.40-0.45) in the shape of a pine-cone was found. About two metres before the apse there were three altars in limestone; no Mithraic relief.


The mithraeum was located outside the military camp, close to the temple precinct of the Asklepieion.

Structure

The mithraeum (l. 16.40 m × w. 8.40 m) is situated on an east-west axis. It was built using irregular stones and its interior was painted with plaster. Partially submerged 1.00 m below the Roman street level, it was entered via a door from the west that lay at the bottom of two large steps. Traces of the benches (h. 0.80 m × w. 2.00 m) were found in situ, which ran for the length of the main room, and were filled with stones and packed earth. The apse (l. 2.00 m × w. 1.80 m) was situated about a metre above the floor level and was accessed by four steps. Another room (l. 4.55 m × w. 3.65 m), accessed via a door to the south-west, was attached to the mithraeum. This room was constructed with different building material (cut bricks) from the mithraeum, thus it appears to be a later addition. A pipe ran along the front of the north wall of this room, which was intersected by another pipe coming from the north-west; these are likely to have fed a water basin.

Finds

A number of altars were found in and around the mithraeum, but all other portable fittings look to have been removed.

Chronology

The only datable evidence from the mithraeum comes from two of the three altars found here. The earliest was erected by M. Valerius Maximianus between AD 183 and 185. Notably, Maximianus was from Poetovio, which was one of the major centres of Mithraic activity in the Roman world. The second altar has been dated to the early 3rd c., and was erected by an actuarius, while the final altar was paid for by the governor of Numidia in AD 303, Valerius Florus. It is possible that the addition of the small adjacent room was contemporary to one of these altars, but this cannot be verified.


Les fouilles que M. René Godet a entreprises depuis 1950 à Lambèse entre le Capitole et le Temple d’Esculape ont livré une abondante moisson de documents épigraphiques, qui illustrent de façon précise les monuments exhumés dans cette zone. Ce quartier avait jadis été exploré au cours des travaux de dégagement du Temple d’Esculape. Mais les fouilles n’avaient ni reçu l’extension, ni surtout atteint la profondeur suffisante. Reprises avec toute la méthode nécessaire, elles ont ramené au jour plusieurs textes que le regretté Louis Leschi a communiqués en avril et en mai 1951 à la Commossion de l’Afrique du Nord et qui ont été publiés dans Libyca. Parmi ces documents, il en avait réservé quelques-uns qu’il se proposait de présenter à l’Académie et dont il avait esquissé le commentaire. Il est donc juste à plus d’un titre que lui revienne le mérite de cette communication, dont l’objet témoigne à la fois de son intuition archéologique, de son activité et de sa connaissance profonde du passé de l’Afrique du Nord.

L’intérêt de ces textes paraîtra d’autant plus grand qu’ils proviennent d’un mithraeum dont ils retracent l’histoire et qui en outre est de loin le mieux conservé des sanctuaires mithriaques connus en Afrique.

Il se trouve exactement à l’extrémité de l’avenue qui s’étend à l’Est du sanctuaire d’Esculape et qui, bordée de petites chapelles du côté nord, est appelée depuis R. Cagnat l’ « avenue sacrée » de Lambèse. Du côté sud, elle est flanquée de vastes thermes qui appartenaient sans doute à l’Asclepieium.

Le mithraeum est contigu à ces thermes Orienté sensiblement d’Est en Ouest, la porte vers l’Ouest, il mesure 8 m. 40 de largeur et 16 m. 40 de longueur, 18 m. 40 avec la petite salle qui lui est rattachée au Sud-Ouest. Les murs de 0 m. 55 d’épaisseur s’élèvent encore en certains points sur 2 mètres de haut. Ils sont construits en moellons irréguliers liés à la chaux et revêtus à l’intérieur d’un crépi de chaux assez fin qui a porté des peintures, malheureusement presque disparues. Il ne reste plus que quelques traces à peine discernables de bleu et de rouge foncé. Une abside de 1 m. 80 de profondeur et large de 2 mètres s’ouvre dans le côté est. Ses murs sont plus épais que les autres (0 m. 80), et une petite niche de 0 m. 90 sur 0 m. 30 semble y avoir été aménagée dans le fond. On accédait à cette abside, surélevée de 1 mètre au-dessus du sol du sanctuaire, par un escalier de quatre marches, disposé latéralement par rapport à l’axe de l’édifice. Adossées aux deux parois nord et sud de la salle courent deux banquettes de 0 m. 80 de hauteur. Chacune d’elles est formée en réalité de deux murettes de 70 centimètres de largeur, séparées par un espace rempli de terre et de pierres. La largeur de l’ensemble de chaque banquette est de 2 mètres.

Vers le centre du mithraeum, les murettes intérieures supportaient des bases de colonnes. La banquette nord possède trois bases encore en place ; la banquette sud n’en possède plus que deux. Mais les murettes ont été démolies en partie des deux côtés, non sans laisser d’ailleurs dans le crépi de la muraille les traces de leur existence primitive. Si l’on tient compte des entre-colonnements, il semble en définitive qu’il y ait eu quatre colonnes de chaque côté» Ces colonnes, dont les bases avaient 0 m. 50 de côté et étaient posées, sur des pierres de support allongées au travers des banquettes» devaient avoir 0 m. 30 de diamètre. Encastrées dans les banquettes, elles devaient en émerger comme des piliers1. Aucune n’a malheureusement été retrouvée lors des fouilles.

Le sanctuaire ouvrait à l’Ouest (on ne peut dire la largeur de la porte P) et on y accédait en descendant deux grandes marches, épaisses d’environ 30 centimètres. Le mithraeum, profond d’environ 1 mètre, était donc à demi souterrain. En outre, dans l’angle sud-ouest, une petite porte (P’), large de 0 m. 95, donne accès à une pièce rectangulaire (F) de 4 m. 55 sur 3 m. 65. Bien que les matériaux de construction soient différents (les murs du sanctuaire sont en moellons, ceux de cette pièce sont en briques), il semble bien que cette dernière appartienne au mithraeum. Peut-être était-ce une addition postérieure.

En tout cas elle présente cette particularité de posséder, bordant son mur nord, un conduit large de 0 m. 30 et profond de 0 m. 25, qui débouche sous le seuil de porte, après avoir rencontré un deuxième conduit qui vient de l’Ouest en traversant le mur nord. A quoi servaient ces conduits ? Une recherche minutieuse dans l’angle sud-ouest du sanctuaire n’a livré qu’une pierre calcaire haute de 0 m. 52, en partie de section carré, en partie cylindrique et percée de part en part. Cette pierre supportait-elle et alimentait-elle une vasque ? La salle F pourrait alors être considérée comme une salle de purification. Ou bien faut-il faire abstraction de cette pierre, considérer les conduits, non comme d’alimentation, mais d’évacuation et dans ce cas la salle F comme une simple annexe-débarras du sanctuaire ? La première hypothèse est la plus tentante, si l’on se rappelle le rôle considérable des ablutions purificatrices dans le rituel mithriaste.

References

Related monuments

Inscriptions of Valerius Maximianus at Lambaesis

These twin inscriptions found in the Mithraeum of Tazoult were dedicated by the legate Marcus Valerius Maximianus.

Altar from Lambaesis by Florus

This altar, found in Tazoult تازولت, Algeria, was dedicated to the god Sol Mithras by a certain Florus.

Altar from Lambaesis by Celsianus

This altar found in Lambèse, now Tazoult, Algeria, bears the inscription of a certain Celsianus for the health of two men to the god Sol Unconquered Mithras.

 
Back to Top