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Monumentum

A knight hold in chain a black two headed naked figures

Fresco from the Mithraeum of Hawarte depicting an Iranian knight with a black figure.
 
 
Mithraeum.eu
28 Dec 2020
 

Wall painting in the vestibule of the mithraeum depicting a “demon hunter” who guarded the entrance to the most sacred part of the sanctuary.
Polish Centre of Mediterranean Archeology

 
Le mur mitoyen entre le vestibule et la pièce principale du Mithraeum de Haouarte a conservé une partie de ses peintures de part et d'autre du chambranle de la porte. Il y avait symétrie, apparente malgré la pauvre conservation du personnage de droite. Celui de gauche, en revanche, est préservé jusqu'à la taille et la partie inférieure du tableau est pratiquement complète. On y voit un cavalier vêtu d'un riche costume iranien à galons brodés, debout au-devant de sa monture. Devant le cheval est posé un autel métallique portatif, autour duquel s'enroule un serpent. À l'autre extrémité du tableau, est accroupi un personnage noir, tout nu, tenu en chaîne par le cavalier. Il a deux têtes, tournées en sens opposés, chacune prise dans un collier d'esclave.

Sans doute, un autre esclave bicéphale était-il enchaîné et conduit par le cavalier symétrique de l'autre côté du chambranle. Selon toute vraisemblance, il s'agissait encore une fois de démons maléfiques, maîtrisés par les deux cavaliers qui, malgré leur pantalon et leur tunique brodée, font figure des Dioscures. Ils gardaient apparemment l'entrée de la salle de réunion, pour empêcher les forces du Mal d'y pénétrer.

En attendant le dégagement de l'entrée, qui se faisait par l'orifice naturel de la grotte sous le bas-côté sud de l'église, on peut estimer sans grand risque que l'essentiel des peintures conservées nous est déjà connu. Avec le mithraeum de Haouarte, des aspects insoupçonnés du mithraïsme romain se révèlent à nous. Sont-ils particuliers à la Syrie, voire à la Syrie du IVe siècle ? Ou faisaient-ils au contraire partie du patrimoine commun des mystères, jusqu'à maintenant demeuré dans l'ombre par le hasard des découvertes ? La présence des sujets illustrant le dualisme iranien appliqué à la religion romaine de Mithra pourrait- elle s'expliquer simplement par le voisinage de la Perse ? Autant de questions qui inspireront sans doute un souffle nouveau à nos études.

Michel GAWLIKOWSKI

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