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Notitia

MITHRAS INVICTUS

Publié à l’origine dans le numéro 14 de la revue Antaios, cet essai défend l’idée d’un renouveau païen de l’Europe, nourri par Evola, Jünger et la pensée traditionaliste.
Pablo Picasso, Minotaure courant, 1928

Pablo Picasso, Minotaure courant, 1928
Unknown

 
20 Jul 2026
Originally in Antaios 4: Mysteria Mithrae, 1994, vol. 4.

Deo Soli Invicto Mithrae

Au Solstice d’été 1994, je terminais la quatrième livraison d’Antaios consacrée à Mithra. Je dédiais alors mes élucubrations, « Mysteria Mithrae », à la mémoire d’Alain Daniélou, un fidèle de Mithra, et l’un de mes éveilleurs, dont j’ai pu visiter la demeure, ainsi que le mithraeum qui la jouxte. Ce texte, encore bien scolaire, loin de le renier, je le soumets à nouveau, intact, à l’indulgence de nos lecteurs [1]. J’y joins ces quelques réflexions en guise de pistes à explorer. Loin d’être une coquetterie d’esthètes, une lubie pour farfelus, cet intérêt approfondi pour le Dieu pétrogène se justifie à des titres multiples. J’y vois pour ma part une figure fascinante à même de rassembler des élites eurasiatiques, tout comme le mythe de la Chasse sauvage dont je parlais dans « Feralis exercitus » [2].

Mithra, entre Freud et Jung

Surtout, le solaire Mithra n’a jamais quitté notre imaginaire. En témoigne sa singulière résurgence au XXème siècle dans le chef de deux de ses grands esprits : Sigmund Freud et Carl Gustav Jung. Un ouvrage récent, étudiant la vie spirituelle de Jung, rappelle que la rupture entre ces deux observateurs de l’âme humaine, grands connaisseurs de la culture antique, est fort probablement due à Mithra [3]. Ces deux hommes s’étaient penchés sur l’image centrale du culte mithriaque, la tauroctonie, mais pour en tirer des interprétations différentes. En 1910, Jung, qui avait lu et assimilé une importante documentation sur le sujet, dont la somme de Fr. Cumont (Textes et Monuments figurés relatifs aux Mystères de Mithra, Bruxelles 1896–1899), qui s’était intéressé de près à l’aspect astrologique du Mithriacisme, en avait proposé, lors d’une conférence publique, une interprétation subtile selon laquelle Mithra, sacrificateur du taureau, était, tout comme sa victime, aussi un symbole sexuel. Il fallait donc voir dans la tauroctonie un double sacrifice, volontaire et involontaire, un peu comme dans la mort du Christ. Un mois après cette conférence, son maître lui écrit pour réfuter sa thèse : le meurtre du taureau devait être compris comme la projection mythologique du refoulement par le Moi de pulsions érotiques. L’auteur de cet essai, R. Noll, souligne le fait que Jung connaissait le signe astrologique de Freud : Taureau. Habitué à l’interprétation des symboles les plus cachés, celui-ci dut y voir un désir de meurtre de la part de son disciple, par théories interposées bien sûr. Jung lui-même ne devait pas être insensible à pareil symbolisme… d’autant plus que, et ceci Noll semble ne pas l’avoir remarqué, le jeune psychiatre était du signe Lion ! Quel symbole : le jeune disciple, Mithra-Lion, égorgeant métaphoriquement son aîné, le Taureau. L’un et l’autre ont dû, plus ou moins consciemment, avoir ces images fortes en mémoire lors des prémices de la rupture. En outre, Jung connaissait bien la figure léontocéphale de Mithra, dont il existe un splendide bas-relief au Palazzo Colonna [4], et de nombreuses représentations dans le livre de Cumont. Dans son Musée imaginaire de C. G. Jung, C. Gaillard, traducteur et spécialiste de l’opus jungien, cite les pages consacrées à l’analyse des délires d’un patient et place en regard du texte l’image du Mithra à tête de lion [5]. C’est précisément en étudiant le cas d’un patient illettré qui voyait dans son délire le Soleil muni d’un membrum erectum d’où s’échappait un vent bénéfique que Jung fit le lien entre cette vision inexplicable et la liturgie mithriaque, à la lecture en 1910 du livre de Dieterich, Eine Mithrasliturgie, et peut-être grâce au souvenir, conscient ou non, de ses lectures du livre de Cumont. On voit donc que Mithra, loin d’être une figure inanimée d’un passé révolu, inspire Jung, l’un des hommes qui avec Freud a le plus influencé notre connaissance de l’âme humaine au XXème siècle. Il suscite la rupture entre les deux hommes via un symbolisme plus que violent, la tauroctonie comme meurtre du père, et donc une sorte de métanoïa, de « conversion », chez Jung qui s’émancipe de la tutelle freudienne. Bien plus, en lisant le texte d’une « liturgie » mithriaque, Jung élucide un cas incompréhensible… qui le met sur la voie d’une découverte capitale pour son œuvre, celle d’une « disposition fonctionnelle à produire des représentations semblables ou analogues », à savoir l’archétype. Qui a dit que Mithra était insignifiant ?

Jung et Mithra

Un homme aussi attentif que Jung aux signes, rêves et symboles ne pouvait ignorer quelle fière chandelle il devait au Dieu pétrogène, issu comme Krishna et Christos d’une vierge, et apparu au Solstice d’hiver. Mithra, ainsi que bien d’autres divinités païennes, est omniprésent dans une œuvre aussi essentielle que Métamorphoses de l’âme et ses symboles, que Jung commence en 1911, juste après la rupture avec Freud, le Taureau, et qu’il remaniera en 1924, 1937 et 1950 [6]. Ce livre l’aura donc accompagné tout au long de la part la plus créatrice de son existence. Or l’ombre de Mithra plane presqu’à chaque page de ce volumineux essai, bien plus que celle de Wotan. Faut-il n’y voir qu’une coïncidence ? Pour Jung, délivré des dogmes freudiens sur la libido, le Mithriacisme et le Christianisme sont interprétés comme une volonté de sublimer par un sacrifice les instincts animaux de l’homme. Toujours tributaire d’une vision chrétienne, son père était pasteur, Jung prétend le Christianisme supérieur : « Tandis que le sacrifice mithriaque est symbolisé encore par un archaïque sacrifice animal et tend à domestiquer et à discipliner uniquement l’homme instinctif, l’idée du sacrifice chrétien, rendue sensible par la mort d’un homme, exige l’abandon de l’homme tout entier, donc pas uniquement la domestication de ses instincts animaux, mais un renoncement total à eux et en outre le disciplinement des fonctions spécifiquement humaines, donc spirituelles, pour les tourner vers un but spirituel supraterrestre. » [7] Texte fondamental car illustrant à mon sens l’une des différences essentielles entre deux visions du monde antagonistes, la païenne et la chrétienne. Cette dernière exige de renoncer à notre part animale par l’effort de la volonté. Effort surhumain, en fait inhumain et impossible, d’où tabous et refoulements, ignorance aussi de sa propre nature : l’attitude chrétienne à l’égard de la sexualité en est un parfait exemple, qui allie hypocrisie et intolérance. Cette négation d’une part de la réalité, cette soumission aveugle à des dogmes caractérisent les modes de pensée dualistes et monothéistes : il s’agit toujours d’éradiquer l’« erreur », de corriger la nature par des disciplines absurdes, de domestiquer et de neutraliser la vie sous des prétextes « sublimes ». D’où le caractère morbide du Christianisme, son insupportable pathos, davantage dans ses versions catholique et protestante que dans l’Orthodoxie, plus charnelle. Pourquoi ce refus fanatique de la chatoyante complexité de l’homme et du monde ? Pourquoi cette simplification, cette manie de l’exclusion, de l’animal qui est en nous, du Païen, de l’hérétique, de la matière : liste sans fin, cette « haine instinctive de la réalité » évoquée par Nietzsche, le grand éveilleur, dans L’Antéchrist (1888) ?

Dans le Mithriacisme au contraire, culte optimiste et morale de l’action, il s’agit de dompter instincts et passions, comme dans toutes les grandes cultures traditionnelles, de l’Inde au Japon. Pareille démarche est aux antipodes du refoulement chrétien : Mithra, en tuant le taureau rattrapé après une poursuite suivie d’une lutte, se sacrifie lui aussi, d’où le regard douloureux adressé au Soleil qui ordonne ce meurtre. Mithra apparaît comme un héros tragique, qui sacrifie une part de lui-même lors de la tauroctonie. Il sait en effet que la maîtrise des instincts et des passions n’est jamais que provisoire, illusoire peut-être. Toutefois, cette maîtrise demeure indispensable : le recours au Paganisme ne peut constituer une régression vers je ne sais quelle barbarie comme semblent le croire divers groupuscules qui n’ont de païen que le nom et sombrent dans une parodie sinistre, sans rien de solaire, parfait sous-produit du nihilisme occidental [8]. Le sacrifice mithriaque illustre la démarche païenne, foncièrement inclusive : ce qui nous distingue, nous autres Païens, des Chrétiens, c’est entre autres l’acceptation de notre animalité, que nous ne nions jamais ; c’est la claire conscience du caractère incomplet de toute quête, ainsi que le refus de toutes les chaleureuses impostures. À la suite de Nietzsche, nous savons que « sont païens tous ceux qui disent oui à la vie, ceux pour qui Dieu est le mot qui exprime le grand oui à toutes choses. » [9] Acceptation de la divine alternance, refus de tout renoncement mutilant, vision globalisante d’une réalité polymorphe, passion pour la singularité : Mithra nous pousse à méditer sur les raisons pour lesquelles nous ne sommes pas chrétiens.

Initiés et croyants

Julius Evola, dont l’œuvre est de mieux en mieux connue, voir notre entretien avec J. P. Lippi, s’était intéressé à Mithra au moins dès 1926, date de son premier article sur « la voie de la réalisation du soi selon les Mystères de Mithra » [10]. En 1934, dans son maître ouvrage Révolte contre le monde moderne, cet éminent représentant de la pensée traditionnelle se penche à nouveau sur le Dieu pétrogène en insistant sur le contraste entre la nature héroïque du Mithriacisme et le processus involutif qui frappait l’Empire : « il (le culte de Mithra) se présenta pendant une certaine période comme le symbole d’une direction différente que l’Occident romanisé aurait pu prendre, face à celle défendue par le Christianisme. Mais celui-ci prévalut, cristallisant autour de lui plusieurs influences désagrégatrices et antitraditionnelles » [11]. Evola, depuis sa jeunesse, voir les travaux du groupe Ur, avait étudié le principe de l’initiation, en tant qu’« influence en quelque sorte transcendante, non purement humaine, greffée sur l’individu » [12]. Pour lui, l’initié appartient au plan olympien et s’oppose au mystique, plus passif et émotionnel. À ces distinctions si justes, j’ajouterais que l’initié, qu’il soit par exemple mithriaque ou shivaïte, se différencie nettement du croyant des religions abrahamiques, qui abdique, renonce et se soumet. L’Empereur Julien, fort probablement initié aux Mystères de Mithra, le reprochait déjà aux Galiléens : « À vous la déraison et la rusticité : toute votre sagesse se borne à dire : crois » [13]. La voie initiatique, apparentée dans le Mithriacisme au métier des armes puisqu’il est question de « milice », constitue une voie sévère, à une autre altitude que la docile acceptation d’un credo, davantage conçu comme une arme de contrôle social que comme un chemin vers l’éveil. Il faut souligner le caractère héroïque du culte de Mithra, susceptible de rassembler tous les cœurs rebelles. Au milieu de l’avachissement général et de la grande standardisation, Jünger parle quelque part de la multiplication des visages « bon marché », vénérer Mithra, c’est-à-dire suivre la voie des Dieux, est un acte de résistance et le plus sûr chemin pour échapper à la fatale somnolence.

Zarathoustra ou Mithra ?

Une piste supplémentaire nous est indiquée par l’association Europa sacra, qui regroupe les amis et disciples de Paul du Breuil (1932-1991), historien des religions adhérant à une forme de « Christianisme interreligieux », en fait néo-zoroastrien. Lui-même nourri des travaux trop peu connus de Charles Autran sur la préhistoire iranienne du Christianisme [14], Paul du Breuil voulut dépasser le simple stade de l’érudition pure, un divertissement, et souvent un refuge, pour réfléchir à une éventuelle action en faveur du renouveau de notre continent. Tout comme Jünger et Eliade, initiateurs du projet Antaios en 1959, il était convaincu qu’un monde libre ne peut être que spirituel. Pour dépasser le nihilisme occidental, du Breuil rêvait au recours à la Bonne Pensée zoroastrienne, qu’il imaginait à même de régénérer le Christianisme. Ses amis, sous la houlette du penseur orthodoxe D. Théraios, ont fondé Europa sacra et organisé deux colloques de haut niveau [15]. Dans leur recueil intitulé Zarathustra et le renouveau chrétien de l’Europe, ils rendent un bel hommage à leur maître et défendent la thèse un peu occultée du fonds indo-iranien de la culture européenne. Les influences iraniennes, par exemple, sont nettes sur le Judaïsme, le Christianisme, le Paganisme de Platon à Nietzsche. Un recours à Zoroastre est donc proposé pour sortir de l’impasse actuelle : « la nouvelle Europe unie, ouverte d’une part à un mondialisme impérial des commerçants nord-américains qui détruit l’enracinement des peuples européens dans leurs terres, et d’autre part au mondialisme d’un lumpenproletariat affluant du tiers-monde, c’est la fin de l’Europe » [16]. La fascination de ces penseurs pour l’héritage indo-européen est manifeste : ils disent vouloir dépasser le fossé entre religions révélées, monothéistes et religions polythéistes païennes. Pour eux, la renaissance de notre continent peut se bâtir sur la redécouverte du Zoroastrisme, appelé à muscler un Christianisme en effet essoufflé. Toutefois, il s’agit bien pour eux de demeurer Chrétiens, ce qui est leur droit le plus strict. Ne disent-ils pas que « personne ne peut devenir, ou redevenir, chrétien s’il ne l’est pas déjà, dans le fond de son cœur » ? Pour nous, Païens, il est hors de question de nous convertir à un Christianisme fort éloigné de celui du pape de Rome : la posture est trop ambiguë. Proposons donc notre alternative, celle d’Antaios et de la Société d’Études Polythéistes : plutôt qu’à Zoroastre, que nous révérons à l’instar du très païen Georges Gémisthe Pléthon, et dont les adeptes sont nos amis, revenons au Mitra védique, au Mithra de l’Avesta récent, à celui des légionnaires romains, opérons une synthèse audacieuse, à la fois postchrétienne et postrationaliste : le Contrat divinisé dans le cadre d’une religion de la Vérité [17]. Un peu comme les Mazdéens après Zarathoustra, rompons avec le dualisme, la foi en un Dieu unique créateur et personnel et la vision infantilisante d’un « salut » post mortempersonnel. Honorons Mithras invictus, Dieu souverain diurne, Dieu juriste et ami, gardien des traités, régénérateur d’un monde que nous regardons comme beau, mais sans oublier les Dieux nocturnes, qui nous rappellent chaque jour l’origine circumpolaire de nos ancêtres.

Une nouvelle chevalerie ?

Paul du Breuil insiste dans ses travaux sur la transmission par l’Orient zoroastrien à l’Occident latin de l’idéal chevaleresque, sans doute l’une des plus belles expressions du génie continental. Le rôle de l’Inde hindoue, l’Inde authentique, fut fondamental dans ce processus puisqu’y avaient survécu les castes de Kshatriya, les Bellatores de notre Moyen Âge [18]. De l’Inde et de l’Iran pré-islamique se transmirent des valeurs que véhiculaient, dans l’Europe ancienne, le héros grec et le guerrier germanique. Les Croisades furent, par le truchement des Arabes, l’occasion de retrouvailles entre éléments épars d’un même héritage ancestral et d’une nouvelle synthèse : la chevalerie européenne. Paul du Breuil pensait que « sous la couverture de la religion islamique, c’étaient en réalité les Vandales, installés quelques siècles plus tôt en Afrique du Nord, qui retransmettaient les valeurs germaniques à leurs frères de sang, les Wisigoths d’Espagne » [19]. Fabuleuse aventure qui, de l’Inde védique à la France royale, voit la tenace résurgence d’un archétype, celui du paladin loyal et galant, trouvant « de l’honneur à punir l’injustice et à défendre la faiblesse » (Montesquieu). Quelle plus noble figure proposer à tous ceux qui ne résignent pas au déclin ? Au risque de passer pour un incurable boy-scout ou pour un émule de Don Quichotte, je suis de ceux qui pensent que l’Europe a besoin d’une chevalerie davantage que d’élites. Les écoles sont pleines d’élites plus ou moins compétentes. Mais celles-ci sont amnésiques, composées de techniciens dépourvus de centre et donc inaptes au rayonnement. Je ne pense bien entendu pas aux résidus d’une noblesse décimée par les guerres civiles, souvent dégénérée, ni à la grotesque jet set. Je verrais plutôt une aristocratie non héréditaire, se reproduisant par cooptation, comme le clergé des Galiléens : des hommes et des femmes adeptes des Mystères, formés à la danse et à l’escrime, au service des Dieux et de la plus grande Eurasie, Eurasia sacra, sous l’égide de Mithras invictus.


Christopher Gérard

Équinoxe de printemps 1999

References

  1. Christopher Gérard (ed.) (1994) Antaios 4: Mysteria Mithrae 
  2. Christopher Gérard (1997) Antaios VI : Chasseurs et Chamanes 
  3. Richard Noll (1997) The Aryan Christ: The Secret Life of C. G. Jung 
  4. C. Gaillard (1998) Le Musée imaginaire de C. G. Jung 
  5. Voir par exemple R. Merkelbach, Mithras. Ein persisch-römischer Mysterienkult, Beltz Athenäum, Francfort, 1994, 1ère édition 1984, p. 305. Muni de deux torches enflammées, le Dieu à tête de lion, assimilé à Saturne-Chronos, le Temps, qui dévore tout, souffle sur un autel embrasé. Cette image du souffle divin aura une grande importance dans l’œuvre de Jung : il l’utilisera dans le traitement de l’un de ses patients dont il décodera les visions, inexplicables sans faire appel à l’iconographie et la liturgie mithriaques. 
  6. Carl Gustav Jung (1950) Métamorphoses de l'âme et ses symboles 
  7. C. G. Jung, op. cit., p. 708. 
  8. J’explique dans Parcours païen, Antaios, 1998, ce que je pense de la musique industrielle, mélange de satanisme et de culte débile de la force. 
  9. Friedrich Wilhelm Nietzsche (1974) L’Antéchrist 
  10. J. Evola, Symboles et « mythes » de la Tradition occidentale, Archè, Milan, 1980, qui contient aussi « Quelques notes sur les mystères de Mithra » (1950). 
  11. Julius Evola (1991) Révolte contre le monde moderne 
  12. Grégoire de Nazianze, Discours IV contre Julien, 102. Trad. Bernardi, Sources chrétiennes 309. 
  13. Cité dans J. P. Lippi, « Julius Evola et la pensée traditionnelle », in Dossier H Julius Evola, Lausanne, L’Âge d’Homme, 1998, p. 61. 
  14. Charles Autran (1935) Mithra, Zoroastre et la préhistoire aryenne du christianisme 
  15. D. Théraios éd., Quelle religion pour l’Europe ?, Georg, Genève, 1990. Avec une contribution d’Alain de Benoist sur le sacré chez les Indo-Européens. Et, tout récemment, Zarathoustra et le renouveau chrétien de l’Europe. Hommage à Paul du Breuil, Trédaniel, Paris, 1996. 
  16. D. Théraios, Zarathoustra, op. cit., p. 59. 
  17. Lire à ce sujet la lumineuse synthèse de Jean Haudry sur Mithra dans l’ouvrage cité note 15. 
  18. Voir à ce sujet l’entretien avec B. Marillier dans ce numéro d’Antaios. Le professeur P. Vial vient à son tour de publier un excellent traité sur le sujet : La Chevalerie européenne, Éd. Défi, 1 place Verlaine, F-92100 Boulogne-Billancourt. Ces deux essais défendent la thèse de l’origine exclusivement germanique de la chevalerie, qu’il convient sans doute de nuancer. 
  19. Zarathoustra, op. cit., p. 82. 
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