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Monumentum

Aion of Mitreo Fagan

The marble Aion from the lost Mithraeum Fagan, Ostia, now presides the entrance to the Vatican Library.
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The New Mithraeum
2 May 2010
Updated on Feb 2025

TNMM 116 ↔ CIMRM 312 & 313

White marble statue (H. 1.65 Br. 0.47), found in the Mithraeum Fagan, now beside the entrance of the Biblioteca Vaticana.

Standing naked figure with lion’s head and wide open mouth. Behind his shoulders he has two small wings and two more on his hips. These wings have been placed in opposite directions and carry the symbols of the four seasons. They are decorated with a dove and a swan (top right), ears (top left), a buch of grapes (bottom left), two palms and a reed (bottom right).

The god is entwined in six coils of a serpent, which rests its head on the god’s (Aion). On his breast a thunderbolt. In his hands which he presses against his body, he holds a key with twelve drill-holes, and in his left moreover a long staff or sceptre with a knob on either side. On the base beside the r. leg of the god a pair of tongs and a hammer (Vulcanus) and beside the l. leg a caduceus, a cock and a pine-cone.

The whole statue was painted in red.

CIMRM 313

C. Valeri/us Heracles pat(er) / et C(aii) Valerii / Vitalis et Nico/mes sacerdo/tes s(ua) p(e)c(unia) p(o)s(ue)r(unt). / D(e)d(icatum) idi(bus) aug(ustis) im(peratore)/ Com(modo) / VI et /Septi/miano / co(n)s(ulibus).

190 A.D. In spite of the condemnatio memoriae of Commodus, his name was not obliterated here, which is due to the fact, that this Emperor himself had been initiated in the mysteries (Cumont).


« Et comment savez-vous finalement si toutes ces images que vous substituez aux dieux immortels ont un rapport et une ressemblance avec la divinité ? Il se peut en effet que celui que vous représentez imberbe soit barbu au ciel, il se peut que celui à qui vous prêtez un jeune âge soit un homme fort âgé, il se peut qu’ici il ait les yeux gris alors qu’en réalité ils sont pers et que celui que vous imaginez et représentez avec un fin nez a d’habitude des narines épatées. Il n’est en effet pas juste de nommer ou d’appeler ’représentation’ ce qui n’est pas de nature à reproduire exactement les traits du modèle : et que ceci est clair et certain, on pourra s’en apercevoir par des exemples.

Alors que nous, humains, voyons tous indubitablement par l’observation de la lumière que le soleil est rond, vous, vous lui avez donné un visage d’homme et les contours d’un corps mortel ! La lune est toujours en mouvement et, durant le mois qu’il lui faut pour se rétablir, elle présente trente phases : sous la conduite de votre main, elle devient une femme et n’a qu’un visage, alors que sa mobilité quotidienne la fait passer par mille aspects. Nous savons tous que les vents sont un courant d’air agité et suscité par des causes naturelles : chez vous, ils ont la forme d’êtres humains qui soufflent dans des trompettes courbes en exhalant leur propre haleine.

Parmi vos dieux, nous voyons une tête de lion furieux, qu’on a copieusement enduite de peinture rouge et qui a reçu le nom de ’Porteur de fruits’ (Fragiferi). Si tous ces simulacres sont les portraits des dieux, il faut donc dire qu’il existe au ciel un tel dieu dont la forme et l’apparence ont servi de modèle à cette statue. Bien évidemment, le dieu qui est là-haut autant que celui qui est (représenté) ici est une personne sans corps et un visage seul, grondant en ouvrant farouchement la bouche, effrayant par sa couleur de sang, avec des dents prêtes à mordre et laissant passer la langue de sa gueule ouverte de bave comme le font généralement les chiens fatigués !

Et si de toute façon (ce dieu) n’existe pas — comme nous tous estimons qu’il n’existe pas —, quelle est donc cette grande audace que tu as pour imaginer la forme qu’il te plaît et pour dire qu’il s’agit de la représentation d’un dieu, alors que tu ne peux prouver son existence nulle part dans la nature ? »

—Arnobe, Contre les païens. 3ème siècle

Main inscription

C. Valeri/us Heracles pat[er] / et C[aii] Valerii / Vitalis et Nico/mes sacerdo/tes s[ua] p[e]c[unia] p[o]s[ue]r[unt]. / D[e]d[icatum] idi[bus] aug[ustis] im[peratore] / Com[odo] / VI et / Septi/miano / co[n]s[ulibus].
Gaius Valerius Heracles, father, and Gaius Valerius Vitalis and Gaius Valerius Nicome[de]s, priests, laid at their own expense. [Statue] dedicated on the ides of August, under the consulates of Emperor Commodus for the sixth time and Septimianus.

References

CIL XIV 65; MMM II No. 137.

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