Mithras hunting from Dura Europos
TNMM 286 ↔ CIMRM 52
On the side-walls of the niche there is on either side a representation of Mithras as a hunter.
The picture on the left wall is excellently preserved. Mithras is represented on horseback galloping to the right and shooting arrows. In the figures of the deer the upper part of their horns has the form of a crescent. The horse has large breast phalerae and balloon-like tassels behind. Mithras is dressed in Perso-Palmyrene attire, his bow, arrows and quiver are typically Sassanian.
'The god is assisted by a large snake speeding forward under the feet of his horse and by a big lion galloping before him. Mithras has already wounded all the wild animals. Each of them has an arrow in its neck, two of the arrows being broken, and blood is flowing in abundance from their wounds. The hunt takes place in a forest. The trees are highly stylized. Each has three fan-like leaves or c!usters of branches. Besides the trees, there are some low plants on the ground, each with three stems ending in an arrow-like point.
Less well preserved is the picture on the right wall. It is almost identical with that on the left wall. The only difference is that the snake is omitted and its place is taken by a very small lion, almost a copy of the lion of the other picture'.
[…] Un autre point important a échappé aux commentateurs des reliefs de Mithra, à savoir le rôle de chasseur imparti à ce dieu que nous avons relevé sur les bronzes du Louristan et qu'ont mis si nettement en évidence à basse époque les peintures du Mithraeum de Doura-Europos. Nous reproduisons cette scène parce qu'elle est décisive pour montrer que le Mithra chasseur — ici à cheval suivant la mode perse — a le lion et le serpent comme animaux-attributs. En effet, tous les autres animaux sont percés d'une flèche, eux seuls sont indemnes; par là est confirmé que le lion sur la ceinture du Louvre ne doit pas être considéré comme un animal blessé, mais comme le compagnon du dieu. De la sorte, la ceinture du Louvre n'est pas seulement un des chefs-d'œuvre des bronziers loures, mais aussi une des pièces les plus évocatrices concernant le culte de Mithra.
Cela permet de rectifier l'interprétation qui a été donnée de la face principale du relief de Dieburg, qui a fort étonné parce qu'elle offre la particularité d'avoir remplacé l'image classique de Mithra tauroctone par celle de Mithra chasseur, monté sur un cheval au galop et tirant de l'arc. Trois molosses l'accompagnent dans sa course et un lièvre est roulé sous les pieds du cheval. Le savant archéologue Fr. Behn ne peut admettre que le lièvre suffise à indiquer qu'il s'agit d'une chasse; cependant cet animal figure déjà sur la ceinture du Louvre et, en tout cas, la présence des molosses définit clairement la scène. Si le gros gibier ne figure pas sur le relief — en l'espèce le taureau divin — c'est que la place a manqué au sculpteur pour le représenter; mais les initiés ne pouvaient s'y tromper.
De même quand ils rencontraient, sur le monument d'Osterburken, Mithra sur un cheval lancé au galop et tirant de l'arc, les fidèles comprenaient que le dieu poursuivait le taureau divin, car le lion l'accompagne. La manière inhabituelle dont le relief de Dieburg a rendu la scène capitale du culte mithriaque se rattache donc aux traditions iraniennes anciennes, c'est-à-dire antérieures à la création par l'école de Pergame, au IIe siècle avant Jésus-Christ, du Mithra tauroctone qui s'est répandu dans la suite et qui, cependant, garde de l'époque précédente le flottement au vent du manteau.
Il se peut que Mithra lance, à l'occasion, sa flèche contre la nuée pour faire tomber la pluie du ciel sur la terre, comme l'a proposé Cumont; mais c'est là un tout autre épisode à ne pas confondre avec le précédent. Comme l'a noté Drexel, Mithra ne s'attaque pas au rocher, ce qui écarte tout rapport avec le geste de Moïse faisant jaillir l'eau du rocher.
References
Cumont in CRAI, 1934, 102f; Rostovtzeff in RM, 190ff and Pl. 13; ILN 1934, fig. 7; AJA 1935, Pl. Vb; GBA 1935, fig. I; Syria 1935,314 with fig.; C. Hopkins, Aspects at Parthian Art in the Light of Discoveries from D-E, in Berytus III, 1936, 1ff and Pl. VIII; Report, 112ff and Pls. XIV, XV. See fig. 24 with courtesy of Yale University Art gallery.
- Vermaseren, Maarten Jozef (1956) Corpus Inscriptionum et Monumentorum Religionis Mithriacae
- René Dussaud (1949) Anciens bronzes du Louristan et cultes iraniens.